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---- 6000 ---- 6000 ---- 6000 ---- 6000 ---- 6000 ---- 6000 ---- May 13 Rando 2006 - NewsNEWS - NEWS - NEWS - NEWS - NEWS - NEWS - NEWS - NEWS
Ma dernière randonnée a eu lieu du 14 mai au 2 juin 2006 !
Destination : l'Italie du Nord.
Parcours : Limoges - Lyon - Torino - Milano - Venezia - Roma - Firenze.
Total : 2338 km.
Les journal de bord est sur :
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June 21 Vélorizontal ?Qu'est ce qu'un vélorizontal ? Il s'agit d'un vélo sur lequel le cycliste pédale en position couchée. Ainsi, le modèle dont je suis équipé (voir photo) dispose de :
Mais pourquoi faire ? Il y a plusieurs avantages :
June 20 Rando N7 2005Qu'est-ce qui vous fait choisir un itinéraire de randonnée cyclotouriste ?
Je crois que j'ai "rencontré" la Nationale 7 avec une chanson célébrissime*, celle de Charles Trenet qu'avait repris sur un rythme endiablé un petit groupe éphémère du nom très kitsch des "Tueurs de la Lune de Miel" au début des années 80.
A l'époque l'idée de la "route des vacances" avait fait son terreau d'une nostalgie des années 50 et 60 construite autour de quelques "perles rares" trouvées au hasard de cartons abandonnés dans le grenier paternel : des numéros de la cultissime revue "Meccano Magazine" et de l'immortel hebdomadaire "Spirou".
Malheureusement, faute d'une opportunité, l'idée était restée à l'état de rêve, d'une éventuelle résolution. Et voilà que l'opportunité se fit jour avec l'organisation cette année de la réunion générale du personnel de l'entreprise qui m'emploie dans la "paléo-papale" cité d'Avignon située (quelle chance) sur la Nationale 7 !
En fallait-il un peu plus pour se décider ? La réunion tombait en plein dans la période idéale pour le randonneur cyclotouriste : le mois de mai et sa douceur du milieu de printemps !
Il ne me restait plus qu'à matérialiser cette idée, ce rêve, cette nostalgie… Le tracé fût vite choisi : il suffisait de suivre la N7 partout où il était possible de le faire avec un deux-roues. Il suffisait aussi de graisser un peu la mécanique prête à partir depuis ma dernière randonnée espagnole de mai 2004. Il suffisait encore d'un minimum d'entraînement foncier et d'une petite semaine de reprise en main diététique…
Bref, le dimanche 8 mai à 7h du matin, j'étais prêt !
(*) : on pourra trouver les paroles de la chanson "Route Nationale 7" de Charles Trenet à la fin de ce blog. Étape 1
Et en route… et quelle route ! La Nationale 7, route mythique des vacances , si bien chantée par Charles Trenet lui-même !
Après un passage symbolique sur le parvis de cette bonne vieille cathédrale Notre-Dame de Paris (et son point "zéro kilomètre" des routes de France), c'est parti pour 40km de patience à l'égard des feux rouges et de la circulation urbaine : on commence à voir quelques champs à partir des environs de Corbeil-Essonnes au km 40 !
La route est plate, bien souvent droite et il fait soleil avec un température un tout petit peu fraîche pour un mois de mai.
Une première tentative de pause avorte bien vite à Chailly-en-Bière (peu avant Fontainebleau) car sur la place du village, où j'avais jeté mon dévolu, sonne bientôt le clocher de l'église pour l'appel à la messe dominicale ! On remballe tout et on pousse jusqu'au fameux carrefour de l'Obélisque, à Fontainebleau, d'où part la N6 vers l'Est, et où continue la N7 vers le Sud : il va être midi bientôt et ça grouille de voitures et de motos sur le rond-point.
Après une pause casse-croûte, c'est reparti… dans la fraîcheur. A Nemours on rejoint la rivière Loing que l'on suivra jusqu'à l'arrivée à Montargis.
Je suis impressionné par le nombre de convois de motos (parfois avec remorque !) croisés sur la route : la plupart sont des Honda Goldwing conduites par des Anglais !
L'arrivée est quand même bienvenue après 120km : un bon bain, une sieste… il faudra être en forme demain ! Étape 2
Oulah : il ne doit pas faire plus de 5°C ce matin. Ca pince au sortir de l'hôtel ! Je décide de garder la veste.
La première pause, après 2 heures d'effort, est à Briare pour son magnifique pont-canal. Cet ouvrage est une merveille de technologie du XIXème siècle : pierre et acier. J'aimerais en savoir plus sur la manière dont les ingénieurs ont réglé la question de la dilatation du pont (en acier) au contact des berges !
A partir de Briare on suit le val de Loire. C'est une région très jolie sous le soleil : beaucoup de verdure et des vieilles maisons en pierres blanches !
Entre Cosne-sur-Loire et Nevers la "Nationale" 7 est bien souvent convertie en autoroute (ou "voie express") bien entendu interdite aux deux-roues ! Il faut ruser avec les routes secondaires locales… et surprise, on se retrouve souvent sur le tracé de l'ancienne N7. L'orientation Nord-Sud, la largeur de la route, l'alignement des platanes sur le bas-coté, les vieilles "réclames" peintes pour des marques disparues (Antar, Unic) ou encore vivantes (Perrier, Campari) : tout est là… sauf les voitures et les camions gagnant leur temps sur la 4 voies toute proche. J'ai la route pour moi tout seul : quelle chance !! Et je pense à toutes les DS, Dauphines et autres fameuses autos qui ont usé leurs pneus sur cette asphalte à l'époque héroïque de la N7 dans les années 50 et 60 !
A Nevers, je ne trouve pas d'hôtel à ma convenance (trop excentrés… ou trop chers) et je pousse donc une quinzaine de kilomètres plus avant jusqu'à atteindre Magny-Cours : le temple français de la Formule 1 !
Je loge à "l'Hôtel du Circuit" : très sympa… calé entre la N7 et le circuit de course. Étape 3
Ce matin encore c'est "frigo" dehors : il doit faire 5°C maxi ! Et le soleil est caché derrière des nuages d'altitude.
Hier, tous les patelins traversés étaient "sur-Loire", aujourd'hui ils sont "sur-Allier" ! A partir de Varennes-sur-Allier fini la plaine : la route commence à gentiment onduler sur les collines et il y a la longue montée vers St-Martin-d'Estréaux. Mes efforts ne sont pas vains : de là-haut le paysage est fabuleux d'où que l'on se tourne !
Aujourd'hui, c'est de la "petite" Nationale 7 : la plupart du temps c'est une pauvre 2x1 voies ! Et les camions prennent de l'élan dans les descentes pour gravir plus vite la pente suivante ! Comme je ne serre pas "à fond" ma droite (pas envie de mourir !!!) les poids-lourds doivent bien se déporter à gauche pour me dépasser… et lorsque certains, plus téméraires, abordent la manœuvre alors qu'un autre camion arrive en face, ils récoltent de l'opposant un coup de klaxon de mécontentement !!
Arrivé à Roanne, je file à la gare faire une génuflexion devant le temple de la restauration des frères Troigros : 170€ le menu… pas mal !
Après la douche, je me rends compte que le soleil "voilé" du jour était un petit coquin : je me suis bel et bien fait avoir avec un bon coup de soleil sur le visage et sur les cuisses… Étape 4
Du relief au programme aujourd'hui ! D'abord il faut passer le col de Pin-Bouchain (760m) auquel on accède depuis Roanne par 20km de montée assez douce. La descente est bien plus courte (à peine 10km) donc plus pentue ce qui permet une petite pointe de vitesse à 55km/h !
Après ça, une seconde épreuve consiste à traverser Lyon à l'heure de midi. Objectif : rejoindre notre agence commerciale de Bron où André, Armelle et Laurent m'accueillent peu avant 14h. Je profite de cette halte pour manger un peu et je termine par le petit expresso d'André. On papotte un peu et je repars à 16h.
Et là, surprise : vers le sud de Lyon la N7 ne suit pas vraiment la vallée du Rhône ! Elle grimpe et redescend tous les reliefs : les dénivelées ne sont pas bien importantes mais les pentes peuvent être assez fortes !!
Deux anecdotes avec les animaux :
Dans le Forez je longeais un pré avec quelques vaches et de tout jeunes veaux. Les veaux semblaient très intéressés par mon passage : au mépris de toute crainte ils ont trotté vers le bord du pré pour voir de plus près cet étrange vélo… trop mignon !!
Moins drôle : à Vienne une guêpe s'est prise dans un plis de mon cuissard ! Effrayée elle a piqué… je l'ai écartée d'un geste réflexe mais elle a abandonné dans ma cuisse son dard agité de mouvements frénétiques : la douleur était intense ! Ne pouvant pas m'arrêter à cet endroit (une quatre-voies assez "chargée"), j'ai retiré le dard prestement et quelques massages effectués tout en roulant ont commencé d'atténuer la douleur. Finalement c'était pas grand chose !! Étape 5
A part deux bosses anecdotiques, le parcours est plat, complètement plat : je roule près de 9h à 22.5km/h de moyenne. Et même mieux, entre Donzère et Mondragon (au sud de Montélimar) sur plus de 20km, le compteur est en permanence entre 26 et 28km/h !
En revanche la météo n'est pas top ! C'est le moins qu'on puisse dire : ciel gris et plombé et en plus je dois essuyer deux averses. La première à Saulce (ça ne s'invente pas) et j'en profite pour faire ma pause déjeuner : le temps de terminer le repas et la pluie a cessé. La seconde, à Orange, dure un peu plus longtemps : après une halte "banane + barre de céréales" je repars alors que quelques gouttes tombent encore… pas de quoi sortir le vêtement de pluie !
L'après-midi est bien avancée lorsque j'arrive à Avignon : vite un hôtel… et une bonne douche. Après 200km ça fait du bien !
Je suis à Avignon avec un jour d'avance sur le programme : nous avons une réunion avec l'ensemble du personnel de ma boite durant tout le week-end… il n'y a plus qu'à attendre. Je vais avoir le temps de faire une lessive et un peu de mécanique ! Étape 6
C'est une première vraie expérience de vélorizontal sous la pluie : à Avignon vers 8h du matin, il pleut "des cordes". Je retarde un peu mon départ et profite d'une "accalmie" relative. J'enfile le vêtement de pluie par dessus t-shirt et polo à manches longues. Pas de problème : c'est super-étanche !
Le seul hic c'est que ce n'est pas respirant pour un sou : lorsque je m'arrête à ma première halte (la pluie avait alors cessé) je suis trempé… sous le K-way !!! Mon polo pèse "une tonne" tant il est imbibé de condensation ! Comme il n'y a pas de soleil, impossible de faire sécher quoi que ce soit. Je ruse un peu : j'enfile le polo par-dessus le K-way… avec la vitesse du vélo il finit par sécher un peu !
Arrivé à Aix-en-Provence, le soleil pointe enfin le bout de son nez. J'en profite illico : pause déjeuner et séchage des vêtements sur un banc public. Au bout d'une heure tout est pratiquement sec. Le soleil est bien présent maintenant : je replie le vêtement de pluie et c'est reparti pour la fin de l'étape.
Le soleil, d'abord masqué par quelques nuages, arrive enfin à éclairer les très beaux paysages de Provence : pins, barres rocheuses et mas pittoresques bordent la N7... avec un peu de soleil, cela correspond beaucoup mieux au brave cliché du folklore régional ! Étape 7
Courte étape sous un temps variable. Le début du parcours traverse quelques villages typiques dans le style provençal : Vidauban et le Muy où je fais une première pause.
A Fréjus, ville située en bord de mer, commence la montée du massif de l'Esterel. C'est une surprise car elle n'est pas indiquée clairement sur la carte routière. Il s'agit d'une véritable route de montagne avec sa pente régulière et ses nombreux virages. Les paysages sont magnifiques : pinèdes, pins-parasols isolés, chênes-liège tordus et rouges rocailles. L'ascension effectuée sous un chaud soleil se termine au col de Testanier (311m d'altitude) puis la route reste à proximité de la crête pendant quelques kilomètres, la véritable descente ne commençant qu'à l'approche de Mandelieu. Bonne descente tout de même puisque j'y dépasse le 60km/h en vitesse de pointe.
L'arrivée à Cannes-la Croisette est surprenante : c'est le moment du fameux festival du cinéma et la ville grouille d'une population hétéroclite : photographes, attachés de presse, etc., tous arborent fièrement leurs diverses accréditations ! Et puis quelques personnes en pleine crise de "m'as-tu vu" : on reste partagé entre le rire et la pitié.
Martine me reçoit princièrement chez elle en plein centre de Cannes. Après une visite guidée du pittoresque quartier du Suquet, nous nous retrouvons à la table d'un très bon restaurant provençal : charmante soirée… merci Martine ! Étape 8
Une demi-étape pour clore cette randonnée…
C'est un parcours de rêve : Cannes (et sa Croisette), Golfe-Juan, Antibes, Nice (et sa Promenade des Anglais), Èze, Monaco, Menton… autant de sites qui font rêver les touristes du Monde entier ! Qui plus est, après un réveil gris et humide, la météo devient favorable à partir de la fin de la matinée : un gentil soleil viendra éclairer joyeusement tous ces paysages exceptionnels.
Il n'est pas de kilomètre parcouru où il n'y ait dix occasions de faire des photographies. Je cède à la tentation de temps en temps mais il faut souvent se faire violence pour continuer de pédaler sur le parcours : de toute façon je n'ai pas une place "infinie" sur la carte mémoire de mon appareil !!
Sur un plan sportif, passé Nice, les choses se corsent sévèrement : il faut "prendre possession" de la Moyenne Corniche et ce n'est pas sans effort ! Après chaque station balnéaire la route s'élève vers des points de vue fabuleux pour redescendre vertigineusement vers le petit port suivant !
Vraiment magique : les 1000km parcourus pour en arriver là sont payés en "vues de cartes postales". Arrivé à Menton, je file au poste frontière faire la photo du panneau marquant l'entrée en Italie : c'est la fin de la Nationale 7 et de ma randonnée par la même occasion !
Il n'y a plus qu'à rentrer chez soi, chose que je vais faire en prenant le train avec mon vélo : une première…
A la gare de Nice, en attendant le train de nuit, j'aperçois un autre vélorizontal conduit par un grand gaillard barbu : il s'agit de Bengt, un Suédois qui termine lui aussi sa randonnée, accompagné de son épouse Ulla en vélo droit. Nous discutons un moment (sur des sujets techniques inévitablement) puis nous nous souhaitons mutuellement bon retour chez nous ! Conclusion Rando N7 2005Et bien voilà, cette joyeuse randonnée m'aura conduit sur 1144 km en 7 étapes et demi.
Les nouveautés de cette année ? C'est la première fois que je roule sous une vraie méchante pluie (les 50 premiers km de l'étape 6, Avignon / Brignoles du lundi 16 mai). C'est la première fois que je fais un parcours ouvert : le point de départ (Paris) étant différent du point d'arrivée (Menton). C'est enfin la première fois que je rentre "à la base" en train : c'est un moyen rapide (j'étais chez moi 19 heures après la fin de la rando malgré 2 changements) et facile (la plupart des trains ont maintenant un compartiment vélo… et un gentil contrôleur SNCF, cycliste et compréhensif, a même été jusqu'à m'offrir la couchette du train de nuit).
Ravis d'avoir vécu cette nouvelle aventure. A la prochaine… très bientôt j'espère ! Nationale 7 (chanson de Charles Trenet)Route Nationale 7 Paroles et Musique: Charles Trenet (1955)
De toutes les routes de France d'Europe Route des vacances Le ciel d'été On chante, on fête RemerciementsJe souhaite remercier de tout cœur…
Crédits : Les photos de ce blog sont de bibi. Les cartes sont extraites du logiciel MapPoint Europe.
Quelques liens sympa : http://www.nationale7.org : un très intéressant historique nostalgique de la N7... http://www.optima-cycles.com/index2.html : le fabriquant de mon "fidèle destrier"... http://velorizontale.free.fr : toute l'actualité du vélorizontal... http://cykeltur.se : le site de Bengt, autre randonneur Suédois, rencontré à Nice. |
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